Histoire de
Génies en Herbe

Les ancêtres de Génies en Herbe
1970-1982: les débuts
1983-1990: l'âge d'or
1991 à aujourd'hui
La série internationale

Les ancêtres de Génies en Herbe

Génies en Herbe fut créé dans la lignée des grands jeux-questionnaires encyclopédiques télévisuels tels que Jeopardy, Tous pour Un, etc.

College Bowl

Cependant, le concept de Génies en Herbe proprement dit vit le jour aux États-Unis sous la forme du College Bowl. Diffusé sur le réseau radiophonique de la NBC à partir de 1953, l'émission College Bowl sera télédiffusée à partir de 1959 durant 11 saisons. Bien que diffusé de façon sporadique depuis le début des années 70, le jeu survécut et à partir de 1978, un championnat national géré par une ligue universitaire fut organisé. Il en fut de même en Grande-Bretagne, où le University Challenge fut diffusé entre 1962 et 1987, puis à partir de 1994-95 sur la BBC2 (2e chaîne de la British Broadcasting Corporation). De plus, les champions américains et britanniques de Génies en Herbe s'affrontent annuellement depuis 1995 dans le cadre du International Championship.

Reach for the Top

Le Canada mit peu de temps avant d'importer le concept du College Bowl. Dès 1961, la station régionale de Vancouver de la CBC (Canadian Broadcasting Corporation, réseau anglais de la SRC) créa l'émission Reach for the Top, où s'affrontaient des écoles de Colombie-Britannique. Contrairement au College Bowl ou au University Challenge, cette compétition mettait aux prises des étudiants de la fin des études secondaires (12e année du high school). Les autres stations régionales emboîtèrent rapidement le pas et en 1966, les 10 champions provinciaux s'affrontèrent dans la première série nationale de Reach for the Top. Bien que la CBC ait cessé de diffuser Reach for the Top à la fin de la saison 1985-86, le jeu demeure populaire dans les écoles secondaires, des tournois provinciaux et un championnat canadien étant toujours organisés par Schoolreach à chaque année.

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1970-1982: Les débuts

Genèse

C'est la station régionale de la SRC à Ottawa qui fut à l'origine du jeu Génies en Herbe proprement dit. C'est en effet à cet endroit que fut organisée la première série régionale, regroupant des écoles secondaires de la région de l'Outaouais au Québec et d'Ottawa-Carleton en Ontario, lors de la saison 1970-71. Cette compétition mettait aux prises des élèves de la cinquième année du secondaire (ou de la 12e année pour les élèves de l'extérieur du Québec).À l'instar de Reach for the Top, Génies en Herbe connut un succès immédiat et en moins de deux ans, des compétitions étaient organisées par chaque station régionale du réseau français de la SRC. En réponse à un tel succès, la première série nationale de Génies en Herbe fut diffusée durant l'été 1973, mettant aux prises les huit champions régionaux (Maritimes, Est-du-Québec, Québec, Montréal, Ottawa-Hull, Ontario, Manitoba/Saskatchewan, Alberta/Colombie-Britannique) de la saison 1972-73.

Organisation

Génies en Herbe étant à premiers balbutiements, la période 1970-1982 fut caractérisée par l'expérimentation, particulièrement en ce qui a trait à l'organisation des tournois. C'est ainsi que d'une année à l'autre, le nombre d'équipes participantes variaient, et ce dans chaque région. De plus, le nombre de régions participant à la série nationale fluctuait d'une année à l'autre, passant de 8 à 11 équipes selon les années entre 1973 et 1982. En conséquence, le nombre de matchs diffusés fluctuait, bien qu'une série nationale comprenait en moyenne entre 10 et 13 matchs par année. Par contre, en ce qui a trait au format des matchs, il s'apparentait à ce que l'on retrouve encore aujourd'hui dans des tournois de ligue ou au tournoi provincial (voir la section Qu'est-ce que GeH ?).

Champions

Deux écoles de la région de Québec marquèrent la période 1970-1982. Au cours des cinq premières années de la série nationale, les représentants de la Polyvalente d'Ancienne-Lorette (banlieue de Québec) constituaient l'équipe à battre, dominant la série régionale de Québec et remportant la série nationale en 1977-78 tout en apparaissant régulièrement en finale nationale. Puis, à partir de 1978-79, l'École secondaire Le Campus (aujourd'hui École secondaire de Rochebelle) de Sainte-Foy représentant la région de Québec durant cinq années consécutives, participant à quatre finales nationales et remportant le championnat à trois reprises (1978-79, 1981-82 et 1982-83).

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1983-1990: l'âge d'or

Organisation

La saison 1982-83 vit enfin l'organisation de la série nationale de Génies en Herbe atteindre une maturité et une stabilité certaines après une dizaine d'années d'expérimentation et d'instabilité. À partir de cette année là, et ce jusqu'à l'abolition des séries régionales après la saison 1990-91, huit régions furent représentées à la Série nationale : Maritimes (Île-du-Prince-Édouard, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve), Est-du-Québec (Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Saguenay-Lac-Saint-Jean), Québec (Québec, Chaudière-Appalaches), Montréal-Régional (Mauricie, Centre-du-Québec, Estrie, Montérégie, Lanaudière, Laurentides), Montréal-Métropolitain (Montréal, Laval), Ottawa-Hull (Outaouais et Abitibi-Témiscamingue au Québec, Ottawa-Carleton en Ontario), Centre (Ontario, Manitoba) et Ouest (Saskatchewan, Alberta, Colombie-Britannique). Dès lors, le tournoi comprenait une ronde préliminaire où chaque équipe jouais deux matchs. Les quatre équipes ayant accumulé le plus grand nombre de points lors de la ronde préliminaire accédaient aux demi-finales. Les deux équipes gagnantes s'affrontaient en grande finale. Le tout pour un grand total de 11 matchs.

Les premières ligues

Cependant, au-delà des changements dans l'organisation de la série nationale, la principale innovation survenue durant la période fut l'apparition des ligues et autres compétitions tenues en dehors du giron de la SRC. C'est ainsi qu'en 1982-83 fut fondé le Mouvement "provincial" de Génies en Herbe - Pantologie, qui n'a de provincial que le nom puisque la grande majorité des écoles participantes proviennent de la région de Montréal et de sa banlieue. Dans la même veine, le premier tournoi provincial fut tenu au Collège Charles-Lemoyne en 1986, tandis que la Ligue Génies en Herbe - Progénies de Québec voyait le jour en 1987-88.

Outre le fait qu'elles tenaient des compétitions hors des ondes, ces organisations innovaient par le fait que des compétitions étaient prévues pour les cinq années du secondaire, contrairement aux compétitions télévisées qui étaient réservées aux élèves de 4e et de 5e secondaire. Dès lors, la principale conséquence de l'apparition de ces compétitions fut de marginaliser l'importance des équipes provenant de l'extérieur du Québec lors des compétitions de la SRC tout en améliorant globalement la qualité du jeu. En effet, au moment de participer à la série régionale ou nationale en 5e secondaire, une équipe avait déjà trois, voire quatre années d'expérience. De plus, une équipe compétitive jouait en moyenne, de 30 à 40 matchs par année. Or, les écoles de l'extérieur du Québec, qui ne bénéficient pas d'une masse critique suffisante d'écoles francophones pour organiser de telles compétitions, furent rapidement déclassées, en termes d'expérience, de rapidité et de capacité d'anticipation. Il en fut de même pour les écoles des régions éloignées du Québec, qui mirent plusieurs années et de nombreux efforts avant de pouvoir rivaliser avec les écoles de Québec ou de Montréal comme elles le font aujourd'hui.

Les champions

L'école ayant dominé Génies en Herbe au cours de la période 1982-1990 fut sans conteste le Collège Saint-Charles-Garnier. Champions de la série régionale de Québec sans interruption de 1983-84 à 1988-89, les représentants de la ville de Québec remportèrent la finale nationale trois années de suite (1986-87, 1987-88 et 1988-89) en plus d'être finalistes à deux reprises (1984-85 et 1985-86). D'autres écoles dominèrent le jeu dans leurs régions respectives, comme l'École Mathieu-Martin de Dieppe et l'École Louis-Joseph-Robichaud de Shédiac (Nouveau-Brunswick) dans les Maritimes, le Collège Jean-Eudes à Montréal ou le Collège Louis-Riel de Saint-Boniface (Manitoba) dans la région du Centre. Parmi ces équipes, de nombreux joueurs se sont distingués. Pensons notamment à Jean-François Samuel, vedette de la Polyvalente de Grande-Rivière (Québec) lors du championnat de 1985-86, Dominique Dugas et François Normandin, du Collège Saint-Charles-Garnier, finalistes en 1984-85 et 1985-86, Alexandre Cusson, joueur vedette du Collège Saint-Bernard de Drummondville (Québec) en 1984-85 et 1985-86 et grand manitou des tournois provinciaux de Drummondville pendant de nombreuses années, ou Mario Dumont, de l'École secondaire Notre-Dame de Rivière-du-Loup et actuel chef du parti Action démocratique du Québec. Cependant, le joueur qui s'est démarqué par dessus tout fut sans contredit Jean-François Bégin, du Collège Saint-Charles-Garnier, qui fut le seul joueur de l'histoire de Génies en Herbe à remporter la série nationale et la série internationale à deux reprises (1987-88 et 1988-89), en plus de se voir décerner le prix d'érudition à sa deuxième apparition à la série nationale.

Conclusion: L'âge d'or de Génies en Herbe

En bref, la stabilité dans l'organisation de la série nationale combinée à la création du MPGHP, de la Ligue de Québec et du tournoi provincial, ont amené une amélioration substancielle du calibre de jeu tout au long des années 80. Cette amélioration s'est faite principalement aux dépens des équipes de l'extérieur du Québec qui, à quelques exceptions près, ne purent suivre la parade.

Le grand dynamisme entourant le jeu n'échappa aucunement à la SRC, laquelle contribua grandement au développement de Génies en Herbe de 1983 à 1990. C'est ainsi que, par exemple, l'émission était diffusée sur une plage horaire de grande écoute, comme en 1983-84, où Génies en Herbe était diffusé... tous les jeudis soirs à 19 h 30 ! Une heure de diffusion aussi favorable aurait été inimaginable durant les années 90. De plus, la SRC diffusa pendant plusieurs années la finale des divers tournois provinciaux de Génies en Herbe, en plus de ses propres compétitions. Enfin, mentionnons le rôle capital joué par la SRC dans la création et le développement de la Série internationale, ce dont nous discuterons plus loin.

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1991 à aujourd'hui

Des années de changement

En comparaison à la période 1983-1990, les premières années de la décennie 1990 vit de nombreux changements apportés au format du jeu Génies en Herbe. D'abord, le déroulement des matchs fut complètement transformé en 1990-91. Ayant pour objectif de rendre le jeu plus dynamique, les blocs de questions furent réduits de cinq à trois, l'ordre dans lequel les blocs de questions étaient présentées fut déterminé de façon aléatoire et l'on introduisit les questions "Quitte ou double" ainsi que le "Sprint final" en remplacement des "Questions éclairs". L'ancien format de jeu fut maintenu lors des compétitions hors des ondes ainsi que lors de la Série internationale.

Cependant, ces changements n'empêchèrent pas les rumeurs de circuler à l'effet que la saison 1990-91 serait la dernière de Génies en Herbe. En effet, l'on entrait en période de crise des finances publiques et de compressions budgétaires, et la survie d'émissions telles que Génies en Herbe était moins assurée qu'auparavant. Heureusement, ces rumeurs ne se contrétisèrent pas en la fin du jeu télévisé, mais plutôt en une vaste réorganisation de la série nationale. C'est ainsi qu'en 1991-92, l'on vit la disparition des huit séries régionales, lesquelles étaient remplacées par une série nationale élargie, passant de huit à 40 équipes, dont 32 provenaient du Québec.

Les champions

De 1990-91 jusqu'à la fin de la diffusion de la Série nationale en 1996-97, le Collège Saint-Charles-Garnier se démarqua également par rapport aux autres équipes, sa pire performance à la SRC étant une défaite en demi-finale en 1995 et 1997. Cette école remporta la Série nationale à quatre reprises (1990-91, 1992-93, 1993-94 et 1995-96) en plus de participer à la finale en 1991-92 ainsi qu'aux demi-finales de 1994-95 et 1996-97. Cependant, d'autres écoles firent leur marque, principalement le Collège Jean-Eudes, qui remporta la Série nationale en 1991-92 et participa à deux finales consécutives (1993-94 et 1994-95). De même, il faut mentionner le Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières (finaliste en 1990-91 et 1992-93), le Collège Saint-Alexandre de Gatineau (champion en 1994-95) et l'École secondaire Marcellin-Champagnat d'Iberville (champion en 1996-97).

Parmi les joueurs qui se sont démarqués au cours des dernières années, mentionnons entre autres Alexandre Nadeau (Collège Saint-Charles-Garnier, prix d'érudition en 1990-91), Alexandre Roy (Collège Jean-Eudes, 1990-91 et 1991-92), Guillaume Tardif (Collège Saint-Charles-Garnier, 1990-91, prix d'érudition 1991-92), Martin Fournier (Collège Saint-Charles-Garnier, 1991-92 et prix d'érudition 1992-93), Patrick Boissonneault (Séminaire Saint-Joseph, prix d'érudition en 1992-93 et 1993-94), Louis-Pierre Arguin (Collège Saint-Charles-Garnier, prix d'érudition en 1994-95 et 1995-96) et Charles-Antoine Alain (Collège Saint-Alexandre, 1994-95).

Conclusion: La fin de la série nationale

Les rumeurs incessantes de "dernière saison" de Génies en Herbe se concrétisèrent en 1996-97, lorsqu'on annonça que l'émission ne reviendrait pas sur les ondes l'année suivante et qu'elle serait remplacée par un nouveau jeu questionnaire adressé aux élèves du niveau secondaire, Flip Flop. Bien qu'ayant perdu des plumes à la suite de cette décision de la part de la SRC, le jeu survit encore aujourd'hui et il est à parier que l'on jouera à Génies en Herbe pendant de nombreuses années encore, à l'instar de Reach for the Top, qui est encore joué dans de nombreuses écoles du Canada anglais.

La série internationale

La Série Canada-France (1986 à 1987)

Au cours des années 70, le réseau anglophone de la SRC organisait, dans le cadre de son jeu Reach for the Top, des compétitions avec les champions de Grande-Bretagne ou des États-Unis. Afin de ne pas être en reste, et constatant la popularité croissante de Génies en Herbe au début des années 80, la SRC entreprit d'internationaliser ce jeu. Dans cette optique, des négociations furent entreprises avec le réseau de télévision français FR3 (aujourd'hui France 3) afin, d'une part, d'implanter Génies en Herbe en France et, d'autre part, d'organiser une compétition internationale mettant aux prises les champions du Canada et de la France. Ces négociations aboutirent en 1986 avec la tenue de la première compétition internationale francophone de Génies, cette compétition étant désignée tout simplement sous le nom de Génies en Herbe International.

C'est en mai 1986 que furent enregistrés à Montréal (Québec) les premiers matchs de la Série internationale de Génies en Herbe. Cette compétition mettait aux prises les quatre équipes canadiennes ayant aux demi-finales de la Série nationale à quatre champions régionaux de France dans un tournoi de 12 matchs (huit matchs de ronde préliminaire où chaque équipe jouait deux matchs, deux matchs de demi-finale à élimination directe et une finale en deux matchs au cumul des points). Le même concept fut repris l'année suivante, soit en mai 1987, à Paris (France). Il est à noter que le Canada remporta les deux premières éditions de la Série internationale.

L'expansion (1988 à 1994)

Constatant le grand succès remporté par les deux premières éditions de la Série internationale, d'autres pays firent connaître leur intérêt quant à leur participation à cette compétition. C'est ainsi qu'à partir de 1987, des pourparlers se déroulèrent entre, d'une part, le Canada et la France et, d'autre part, plusieurs pays de la Francophonie, notamment la Belgique, la Côte-d'Ivoire, le Sénégal, la Suisse, la Tunisie et le Zaïre.

Ces négociations aboutirent à l'organisation de la Première Finale internationale de Génies en Herbe à Montréal (Québec) en mai 1988, à laquelle participèrent cinq pays, soit le Canada, la Côte-d'Ivoire, la France, le Sénégal et le Zaïre. Dès l'année suivante, soit lors de la Deuxième Finale internationale organisée à Dakar (Sénégal) en mai 1989, deux pays s'ajoutèrent, soit la Belgique et le Bénin. Lors de ces deux années, c'est le Collège Saint-Charles-Garnier, de Québec, qui fut couronné champion du monde.

La Troisième Finale internationale, tenue à Bruxelles (Belgique), vit se produire l'un des plus grands imbroglios de l'histoire de la Série internationale. Au terme de la finale, qui mettait aux prises le Canada, représenté par l'Institut Kerana de Trois-Rivières (Québec), et le Zaïre, ce dernier fut sacré champion par le score de 710 à 700. Cependant, après que l'enregistrement ait été terminé, les juges se rendirent compte que dix points avaient été oubliés au compte de l'Institut Kerana et qu'en conséquence, le véritable pointage était de 710 à 710. Devant l'impossibilité d'enregistrer une question départageant les deux équipes, le Canada et le Zaïre devinrent champions ex-aequo.

Les deux années suivantes virent le retrait de deux pays participants. D'abord, en 1991, le Zaïre ne participa pas à la finale internationale tenue à Abidjan (Côte-d'Ivoire), en raisons de problèmes politiques. En raison de la piètre qualité technique des émissions produites en Côte-d'Ivoire, aucun match ne fut diffusé cette année là. Frustré par le boycott de ses émissions, la Côte-d'Ivoire se retira à son tour l'année suivante. C'est ainsi qu'à Strasbourg (France) en 1992, Cotonou (Bénin) en 1993 et Québec en 1994, seuls la Belgique, le Bénin, le Canada, la France et le Sénégal participèrent à la Série internationale.

1995 à 1998

La Septième Finale internationale, tenue à Dakar (Sénégal) vit le retour de la Côte-d'Ivoire et du Zaïre en compétition internationale, tandis que le Canada et la France s'en retiraient. C'est ainsi qu'aujourd'hui, seuls la Belgique, le Bénin, la Côte-d'Ivoire, le Sénégal et la République démocratique du Congo (ex-Zaïre) participent à la Série internationale de Génies en Herbe. Dans de telels conditions, la Série internationale prit fin après l'édition 1998.

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©Martin Fournier, 1999-2003